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LES FILLES D'ABIDJAN : ELLES CHERCHENT GARÇONS AU TÉLÉPHONE



Certains détenteurs de numéros de portables dits mnémotechniques (les numéros très faciles à retenir) reçoivent des textos aguicheurs d’inconnues qui les invitent à un anniversaire, à une soirée en boîte ou à “lover”, tout simplement. Il suffit de pousser un peu loin la curiosité pour se rendre compte que derrière ces sms, il y a des jeunes filles qui essaient de trouver un “pigeon” avec qui avoir des relations sexuelles tarifées. Un pas dans l’univers de ces vendeuses de charmes qui ne font pas le trottoir.


 


Un matin d’avril 2018, autour de 11 heures, ce message sur mon portable : «Bonjour chéri comment tu vas, tu me manques énormément. Je te souhaite une bonne journée, je t’aime». Je regarde de près le numéro, mais il ne me dit rien. Un tour rapide dans mon répertoire téléphonique, toujours rien. Le numéro de l’expéditeur m’est inconnu. Pour en savoir plus, je réponds ceci au texto : «Bonjour, merci pour le message, mais à qui ai-je l’honneur s’il vous plait ?». La réponse est quasi instantanée : «Ahi chérie, tu ne te souviens pas de moi ? Je suis fâchée hein, parce que tu me gères mal. J’ai envie de te voir. Peut-être que si tu me vois, tu vas te souvenir de mon joli teint, de ma bouche pulpeuse et de mes formes qui te plaisent tant…»


 


«Si tu as une voiture, j’aimerais te faire une p…»


 


Quand j’insiste pour dire que je ne sais pas de qui il s’agit, l’inconnue au bout du fil répond «C’est la sublime et délicieuse Cristale, je suis à Yopougon Maroc…»Très vite la conversation prend une connotation sexuelle. Et c’est elle qui prend les initiatives «…Moi j’aime bien me mettre à quatre pattes et laisser le mec me défoncer. Si tu as une voiture, j’aimerais te faire une pipe pendant que tu conduis et quand tu es bien excité, tu te gares quelque part et on fait un «debout cueilli» à l’air libre. Tu as déjà essayé ? Toi, quelle est ta position préférée ?...»


Sa facilité à parler de sexe me fait penser à une prostituée. Mais le doute subsiste vu que jusque-là, elle ne parle pas de relation tarifée.


A écouter Cristale, on dirait une fille manquant d’affection et qui serait à la recherche d’un homme qui va l’aimer comme elle le mérite et avec qui elle va faire sa vie.


A partir de ce premier jour, Cristale va m’abreuver de messages. Un texto au réveil, plusieurs dans la journée et un dernier au coucher où elle prend soin de préciser qu’elle est toute seule dans son lit et qu’elle aimerait dormir dans mes bras.


Un jour, Cristale va un peu plus loin. «As-tu déjà fait l‘amour à une femme par derrière ?» Quand je lui réponds par la négative, elle poursuit «Moi, j’ai déjà essayé et le gars a pleuré, tellement c’était bon et chaud. Mais ça lui a coûté cher dêh ! Tu es la deuxième personne avec qui j’ai envie de le faire. Tu ne vas pas regretter, mais tu vas payer cher mon chéri. Parce que ça là, je ne donne pas ça comme ça…». Cette réplique à elle seule me fait prendre conscience qu’il s’agit d’une prostituée, peut-être occasionnelle. Je décide alors de suivre le filon.


Un vendredi soir, vers 23 heures, Cristale envoie un message plus enflammé encore «…Je viens de prendre ma douche, je n’ai pas encore porté mon string, je suis toute nue. Si tu veux , tu viens me chercher et on fera l’amour toute la nuit, je te laisserai me b… comme tu en as envie, dans toutes les positions…»Je lui propose un rendez-vous pour le lendemain matin, c’est-à-dire samedi. Mais le jour J, elle reporte la rencontre à un autre jour, parce que, dit-elle, elle doit aller visiter ses parents à San-Pedro. A son retour, le dimanche, elle nous appelle et donne rendez-vous pour lundi, 18 heures, à Yopougon Keneya.


A l’heure H, elle m’appelle pour savoir si je suis déjà là. Trente minutes après l’heure convenue, Cristale arrive enfin. C’est une jeune fille, belle et grande (environ 1,75m). Très claire de peau (une dépigmentée chic).


 


«Vous donnez notre argent d’abord»


 


Nous prenons place dans le chawarma le plus proche. Après avoir passé la commandée, j’essaie d’en savoir plus sur Cristale. Elle vit dans un studio avec une amie. Elle n’est pas mariée, elle n’a pas d’enfant. Lorsque je lui demande comment elle a eu mon numéro, elle m’explique qu’elle a envoyé le message au hasard : «J’ai envoyé le message parce que ton numéro de téléphone est trèsfacile a retenir et en général, ce sont les boss qui ont ce genre de jolis numéros… Quand tu tombes sur un boss et qu’il est fan, il peut te gâter…» Après plus d’une heure de causerie, Cristale me dit qu’elle a quelque chose d’important à me dire, mais comme elle a honte, elle veut l’envoyer par sms. «Cheri, tu n’as pas envie qu’on essaie tout ce qu’on a dit au téléphone ? J’ai envie de m’occuper de toi. Tu veux ?» Je feins de la suivre dans sa logique en répondant par l’affirmative. Et Cristale de poursuivre:


«Tu vas me donner combien ? Moi, je n’ai pas l’habitude de coucher le premier jour, mais comme tu insistes, il faut que tu me donnes quelque chose. Je veux 50 000 f. Tu prévois 5 000 f pour l’hôtel parce que moi, je ne vais pas dans les hôtels bizarres là…tu vas voir, je vais d’abord te sucer comme une déesse, ensuite te chevaucher. Tu en auras pour ton argent…» Je lui explique que 50 000 f c’est trop cher. Alors, elle baisse son tarif jusqu’à 30 000 f.


 


Pour en apprendre d’avantage sur son «commerce», j’essaie de savoir ce qu’elle est allée faire à Sassandra le week-end alors que ses parents sont à San-Pedro. A demi-mot, Cristale avoue être partie à Sassandra avec un de ses «clients» réguliers. «Ne t’inquiète pas, il n’y a rien de sérieux entre nous, il me met à l’aise, je le mets à l‘aise, c’est tout…». Puis, astucieusement, Je dévie la conversation vers les amies de Cristale. «Tu sais, j’ai un ami qui doit venir nous rejoindre, il ne doit pas rester seul, donc il faut que tu lui trouves une “petite” qui va lui tenir compagnie», lui dis-je. «Si ton ami veut ce soir même, je peux lui trouver une fille. Regarde, j’ai des photos de mes copines dans mon portable, elles sont toutes belles. Regarde celle qui peut plaire à ton ami…». Elle me tend son smartphone (un appareil hors de prix) et je fais défiler des photos de jeunes filles aussi craquantes les une que les autres. Je flashe sur la photo d’une très belle jeune fille. «Elle s’appelle Elodie, c’est ma copine. Je vais l’appeler. Donc il faut dire à ton ami de venir…»Aussitôt dit, presque aussitôt fait. Environ une heure plus tard, Elodie, une plantureuse jeune fille descend d’un taxi-compteur, endimanchée et maquillée. Aussi belle que Cristale, sinon plus. Pour sonder Elodie, je me fais porte-parole de l’ami qui va arriver.


 


Elodie vit aussi à Yopougon. Elle est sans emploi, mais affiche un train de vie assez élevé. Tous ses déplacements se font en taxi-compteur et à l’écouter, elle ne fait rien avec les «rieneux» (les pauvres). Donc mon ami devra se montrer concret comme je l’ai été avec Cristale. «J’espère que ton ami est un gars concret qui ne fuit pas ses “responsabilités”…» Elodie fixe sa prestation à 30 000f pour «se reposer» et 50 000 f pour toute la nuit. Parce que selon elle,«tout ce qui est bon est cher et ce que tu vois-là, c’est parce que je l’entretiens que c’est joli comme ça…».


A les entendre, si mon ami et moi avons un «bon comportement» (si nous donnons l’argent qu’elles demandent), les deux «histoires d’amour» pourront déboucher sur quelque chose de «sérieux». Vers 22h 30, prétextant que mon ami a une panne de voiture et qu’il ne pourra finalement pas venir, je suggère qu’on remette «notre affaire» au week-end d’après. Cristale et Elodie acceptent, mais très difficilement. Pour avoir perdu leur temps, inutilement, elles exigent 10 000 f chacune pour leur taxi. Je leur explique alors que du fait qu’on doit se voir le week-end, il était mieux de ne pas trop me “plumer”. Elles acceptent finalement 5 000 f chacune. Non sans me faire promettre, fermement, que mon ami et moi viendrions sans faute les chercher le samedi soir pour les faire ”vivre” (sous-entendu manger, boire) et donner «leur» argent avant de voir «leur caleçon».



 
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