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"Indiscipline" dans l’armée ivoirienne : "Ce sont des soldats non formés" (Le Général français Bruno Clément Bollet)



Lors d'un entretien accordé à Rfi, mercredi 10 janvier 2018, le Général français Bruno Clément Bollet a réagi sur les récents mouvements qui secouent l'armée nationale. Notamment ceux survenus à Bouaké où l'on évoque un conflit interne entre frères d'armes. Pour le général Bollet, le Bruno Clément les maux sont profonds et remontent à la période de la décennie de crise qu'a connue la Côte d'Ivoire. Ancien commandant de l’opération française Licorne en Côte d’Ivoire de 2007 à 2008, Bruno Clément a co-piloté le programme Désarmement Démobilisation et Réintégration (DDR). Il explique les raisons profondes du désordre et de l’indiscipline qui règnent au sein des Forces armées de Côte d’Ivoire (Faci). <<C’est révélateur de cette situation sécuritaire mal maîtrisée, d’une réforme du secteur de sécurité qui a été inachevée. Avec une armée qui a du mal à retrouver son unité, une armée qui n’a pas de cohésion et surtout non réconciliée. Et ça, je peux en témoigner, avec des éléments qui sont juxtaposés puisque qui ne sont pas coordonnés entre eux. On a parlé beaucoup des 8400 soldats. Ce sont des soldats des Fafn (ndlr Forces armées des Forces nouvelles). Ce sont les forces armées des Forces nouvelles pendant la crise. C’était l’armée de Guillaume Soro. C’était, ceux qu’on appelait les rebelles du temps de Gbagbo, de 2002 jusqu’à 2010. Après les accords de Ouagadougou en 2007, il était prévu qu’un quota de 8400 soldats serait réintégré dans l’armée. Ces 8400, ce sont ceux que j’ai appelés, au moment de la réintégration des ex-combattants, <<des enfants gâtés>>, parce qu’ils n’avaient aucun souci d’avenir professionnel puisqu’ils étaient réintégrés comme soldats>>. <<Le problème des 8400 soldats, c’est qu’ils ont été certes réintégrés dans l’armée, mais au départ, ils étaient tous des rebelles. Ils étaient des militaires qui n’étaient pas formés puisqu’ils ne sont passés à la resocialisation. Du temps de Gbagbo, il y avait des cadres militaires bien formés dans des écoles prestigieuses militaires en Europe et aux États-Unis. Mais quand la rébellion est arrivée, ils ont été mis à l’écart tout simplement, et je voudrais faire remarquer que quand il y a eu les mutineries, le pouvoir s’est appuyé sur eux pour essayer de trouver des solutions. La rébellion avait des cadres qui n’étaient pas formés. Ce sont ceux qu’on appelait les Com zones, les commandants de Zone. Donc ce sont des soldats non formés et qui, pendant dix (10) années de crise, ont vécu avec des comportements qui étaient tout sauf une éthique au sens militaire du terme. Ce sont des gens qui n’ont pas de cadre référentiel de comportement idoine comme on peut l’attendre d’un soldat dans une armée nationale>>. A-t-il expliqué. Depuis la nuit du jeudi 4 janvier, des conflits armés meurtriers opposent les militaires du Bataillon d’Artillerie Sol-Sol (Bass) à des éléments du Centre de coordination de décision opérationnelle (Ccdo). Des échanges de tirs à l'arme lourde dans la nuit de jeudi 4 janvier à vendredi 5 janvier ont fait un soldat tué, le sergent Dembélé Yacouba, et un blessé par balles. Ces affrontements armés se sont réédités dans la nuit du mardi 9 janvier 2018. Toujours avec des soldats lourdement armés du Bass qui ont pris cette fois d’assaut les locaux du Ccdo qui ont été saccagés et brûlés. On enregistre officiellement un blessé.



 
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