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Curieuse solidarité Les homos et des prostituées s’organisent autour d’une tontine



Pour sortir de la galère, 8 jeunes et des homos pratiquent un système de solidarité mutuelle basée sur le sexe communément appelée dans leur jargon ‘’ la tontine sexuelle’’. Qui sont-ils ? Comment d’idée leur est-elle venue et comment sont-ils organisés ?


Les tarifs de l’homo


Le 22 mai dernier Michel dit  Helena 22 ans domicilié à Anyama quartier Cissé (Ran extension) et ancien  élève, est expulsé par sa famille. Son père biologique ne veut plus entendre parler de lui parce qu’il le déshonore. Et pour cause, il se targue d’être homosexuel. Dans une vidéo que le jeune homme avait postée sur Facebook, il donnait les prix de ses prestations. « La fellation : 5 000 francs. La pénétration par l’anus : 10 000 francs. Je te fais jouir par masturbation : 2500fancs. Je fais kit massage, fellation et pénétration : 20 000francs. Pas de réduction. No pitié in business ! », Disait-il. Notre intention initiale était de comprendre la relation tumultueuse de ce jeune homme avec son père.


C’est au cours de l’entretien qu’il nous accorde qu’Helena va nous faire cet aveu incroyable. « Je refuse de mourir dans cette pauvreté. Dieu m’a donné les moyens de m’épanouir et c’est ce que le vieux ne veut pas accepter. Il nous a mis au monde dans la misère. Mais nous ne sommes pas obligés de demeurer là. Je bats pour sortir de cette misère, par tous les moyens. Même s’il me rejette pour ça, je n’en mourrai pas. De toutes les façons, si je n’ai plus de parents, mes copines me soutiennent. Elles vont continuer à se vendre pour moi, comme moi aussi je le ferai toujours pour elles », nous confie –t-il. Autrement dit, il nous confirme être dans le réseau particulier d’entraide avec les filles. La méthode est la suivante : ils prostituent à intervalle de deux jours pour le compte de l’un d’eux qu’ils tirent au sort. La mise varie entre 5 000 et 20 000 francs.


«  Mais en ce moment, un bras ‘’bras’’ c’est à dire une part, c’est 5 000frs, parce que le temps sont durs. Aussi, les examens de fin d’année scolaire occupent beaucoup les filles. On n’a pas des projets en vue pour le moment. Quand les vacances vont commencer, parce qu’il faut préparer la rentrée des classes » nous confie-t-il


L’histoire de la tontine ‘’kroussi monni’’


A la suite de notre entretien et vu l’intérêt que nous semblons porter à ce groupe de jeunes, Helena parvient à nous arranger un rendez-vous avec des jeunes filles de ce réseau à Abobo. Elles ont accepté à la condition que leurs identités ne soient pas révélées.


Le 22 juin 2017 à 15 heures, dans un maquis non loin de la brigade de gendarmerie d’Abobo, quatre charmantes jeunes filles, nous attendent. Les autres seraient indisponibles, nous dit-on. Ces filles ont une histoire qui les aurait conduites à cette trouvaille ou un alibi pour justifier la ‘’kroussi monni’’ (tontine du sexe en malinké). Nos échanges sont cordiaux. Selon  bébé, la plus âgée du groupe qui prétend ne plus se prostituer, elle en serait arrivée la part le sort. Il y a un peu plus de deux ans «  je suis d’une famille de 17 enfants de mères différentes. Notre papa avait 4 femmes et beaucoup de biens. Quand il est mort, les oncles ont pris possession de la maison et des biens. Chacune des femmes devrait s’occuper de ses propres enfants. Ma mère est tombée malade et du coup, la situation est devenue trop compliquée pour mes deux frères, notre benjamine et moi. Comme les parents me faisaient trop de palabres, un soir j’ai quitté la maison pour me chercher » raconter-elle.


Dans la galère, elle croise le chemin d’autres filles qui connaissent des infortunes similaires « comme on se cherchait, on avait de l’argent pour manger à notre faim et nous habiller à la mode, poursuit-elle. Mais le temps passe. On prend de l’âge. Je me suis dit qu’un jour, je ne pourrai plus me vendre. J’ai eu l’idée de créer une affaire propre qui ne me fera pas honte devant ma famille. C’est comme ça que j’ai voulu faire un salon de coiffure. Il me fallait 500 000 francs. Mais où trouver l’argent ? J’ai réfléchi et j’ai propose à mes camarades de s’associer à moi ». Selon bébé, ce procède aurait très vite montre ses limites, vu qu’elles ne pouvaient contrôler les recettes les unes des autres.


Elles conviennent alors de fixer un taux, puisqu’elles savent en moyenne combien elles peuvent gagner en nuit de sexe.


« Nous nous sommes vendues et à quatre, nous avons réussi. Aujourd’hui, j’ai mon salon qui marche et je mène d’autres activités. Je suis en train d’économiser pour aller en Europe. Je vais me lancer dans l’importation de voitures. L’une de mes amies a réussi à son concours du Cafop grâce à l’argent de cette tontine. Une troisième est commerçante au forum des marches d’Adjame. Elle vend des pagnes. Et la dernière est décédée. Nos parents qui ne savent même pas notre parcours nous vouent du respect aujourd’hui. Mais Dieu seul sait comment ils réagiraient s’ils savaient que c’est ‘’kroussi monni’’ qui nous a fait sortir du trou », explique Helena. Toujours selon lui, il tiendrait son inspiration de l’histoire de bébé qui est une ainée qu’il connait depuis plusieurs années « quand dans la vie tout semble aller contre toi, il faut chercher à esquiver le sort et t’en servir pour sortir du trou. Je n’ai pas demandé à Dieu de me rendre femme. A cause de cela, les gens se moquent de moi. Dans ce coin, j’utilisais mon charme pour me tirer d’affaire jusqu’à ce que je rencontre des amies qui cherchaient aussi. Et devant la méchanceté des gens, je me suis rappelée cette histoire que bébé m’avait racontée il y a longtemps. Je vous ai conduit à elle pour que vous compreniez d’où c’est venu », fait-il avec un brin de fierté. Les trois autres jeunes filles à notre table sont bel et bien des prostituées de la bande d’Helena.


Des élèves et étudiantes dans la tontine


Dans la discussion, nous apprenons que l’une d’elles est élève et les autres, étudiantes dans un établissement d’enseignement technique. « Nous travaillons de jour comme de nuit. L’une de nos tanties a une cave située non loin d’un hôtel. Si tu vous avez besoin de nous, on arrange le rendez-vous dans la cave. On boit un coup et après on se retrouve à l’hôtel. Nous ne prenons pas de risque pour sortir de là. Celui qui a besoin de nous vient gérer sur place. Ainsi, nous avons notre argent, la tantie gagne un peu et l’hôtel aussi. Apres, c’est ni vu ni connu », soutient Sonia. Qui précise que le passe avec elle est à 5000 francs. Toujours selon elle, tous les deux jours, les neufs membres de son groupe se cotisent au moins une somme d’argent comprise entre 45milles et 135milles francs ‘’ selon la valeur convenue de la mise dans le tour) qu’ils remettent à l’un des leurs. Avec cet argent, ces jeunes gens des téléphones portables de dernière génération, louent des maisons qu’ils meublent avec luxe, s’offrent des habits, des appareils électroménagers et des coiffures de valeur etc…


« On me dira que c’est honteux ! Mais au moins, je ne vole pas. Je ne quémande pas » ; lance Alicia. Elle nous raconte que l’une de ses amies élèves fait partie d’une tontine pareille. A la différence que cette dernière et ses camarades (une dizaine) se prostituent dans les environs du rond-point de la gendarmerie, la nuit tombée.


Renseignement pris, dans leur famille d’origine des membres du groupe d’Helena, rien ne laisserait présager pareille amertume dans le cœur du jeune homme. Son père est un modeste chauffeur de Gbaka. Musulman pieux, il a semble t-il réussi à inculper à ses six autres enfants une bonne éducation religieuse. «  Ses frères et sœurs sont studieux et brillants à l’école. Son père lui-même est un homme exemplaire pour qui les voisins ont beaucoup de respect, mais ce jeune homme est un cas à part. il n’écoute personne depuis son bas-âge et s’engage dans le sens contraire. Il est contestataire de nature et attire l’anathème dans la famille », racontent les voisins à ses parents. Et toujours selon ces derniers, sa mère couvrirait ses bêtises. Ce serait la raison pour laquelle le quinquagénaire l’aurait chassé de chez lui. Vrai ou faux ? Chacun y va de son commentaire. Mais une chose est sure, la famille de  T.L Helena vit dans une cour commune où n’existe le moindre luxe. Ses camarades élèves ou étudiantes également viennent de familles de même acabit.


Cette curieuse tontine doit en tout cas interpeller les parents de ces filles.                   



 
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